Hyrule Warriors

Lors de l’annonce d’un cross-over entre Dynasty Warriors et The Legend of Zelda, je crus un moment à une blague puis me trouvai passablement affligé de voir ma série fétiche servir d’appât à Tecmo pour son Dynasty Warriors, qui est une des rares grosses licences de jeux vidéo que je n’apprécie vraiment pas.
Quelques mois plus tard et après avoir testé une première démo du jeu, nous faisions part ici de nos impressions, pas vraiment flatteuses et confirmant mes craintes de voir un jeu plat, répétitif et sans autre intérêt que le fan service.
Le jeu est maintenant sorti et le moment est venu pour moi d’invoquer l’expression consacrée: « il n’y a que les idiots qui ne changent pas d’avis » ! Quelques semaines à vous entendre en parler puis une après-midi à y jouer avec un ami, à ne plus pouvoir en lâcher le GamePad, auront donc suffit à ce retournement de veste et à me pousser à débourser ces précieux rubis.

Hyrule Warriors

Hyrule Warriors comme son nom l’indique n’est pas un Zelda, c’est bel et bien un Dynasty Warriors, ce qui signifie un champ de bataille à conquérir, avec son héros, une poignée d’alliés et des milliers d’ennemis en face ! Le tout baigné dans une ambiance hylienne, comprenez « qui vient d’Hyrule », omniprésente: des décors tirés des différents Zelda, aux personnages alliés et ennemis (gorons, capitaines de la garde royale, molblins, bokoblins et autres plantes mojo), jusqu’aux brins d’herbe à trancher pour récupérer quelques coeurs, tout est fait pour servir le fan dès les premières secondes de jeu.
Le moins que l’on puisse dire c’est que ça marche ! On se retrouve bien vite à défourailler les impuissants soldats adverses par centaines sur des musiques bien connues de Zelda; ça valdingue dans tous les sens, on se sent surpuissant et on fonce joyeusement dans la mélée à la façon d’un EffeDéTé (certains comprendront).

Vole petit bokoblin...
Vole petit bokoblin…

C’est dans ce joyeux carnage que l’on va parcourir le scénario principal, car oui, il y a quand même un scénario qui a le mérite d’être assez prenant et fidèle à l’esprit de Zelda.
C’est d’ailleurs au cours de ce scénario que l’on va rencontrer de nouveaux personnages jouables venus de divers opus de Zelda (Impa, Sheik, Midona, Fay…) voire inventés pour le jeu histoire de racoler un peu plus encore (merci Cya et sa grande capacité thoracique) ou d’apporter son lot syndical de niaiseries (Cf les scènes entre Lana et Machaon), en tout cas on y retrouve la patte de la Team Ninja (Dead or Alive pour rappel).
On va pouvoir également y acquérir des armes secondaires (boomerang, bombes, grappin…) qui pourront nous resservir pour découvrir des secrets dans des missions antérieures ou postérieures, car l’un des points forts du jeu est son énorme rejouabilité, chaque mission renfermant des secrets à trouver ou à gagner, sous certaines conditions, ce qui pousse le joueur à tenter sa chance avec différents personnages et différentes armes pour tout trouver du jeu, ce qui n’est pas une mince affaire et pourrait même finir par lasser…

HW - Niaiseries Une petite image vaut mieux qu'un long discours.

Une petite image vaut mieux qu’un long discours.

Heureusement, pour varier un peu les choses, un deuxième mode de jeu est mis à disposition: le mode Aventure (mon préféré) qui est un véritable hommage au tout premier Zelda !
Il consiste en fait en une exploration de la carte de Zelda I sur NES au travers de dizaines de défis, un par écran de la carte, dont le niveau de réussite conditionnera notre possibilité à voyager à l’écran de carte suivant: obtenez le rang A et vous pourrez explorer tous les écrans voisins, n’obtenez qu’un rang C et vous ne pourrez aller qu’à l’Ouest (c’est un exemple).
Ces défis sont nombreux et plus variés que les missions du scénario et nous forcent à essayer toutes sortes d’armes et de personnages pour y gagner des quarts de coeur, de nouvelles armes ou des skulltulas à collectionner (100 en tout, bien évidemment, façon Ocarina of Time).
Soucis du détail, les nombreux passages secrets de Zelda I peuvent être découverts sur la carte du monde grâce aux cartes objet disséminées un peu partout sur cette même carte.
Il n’y manquerait plus que l’intérieur des donjons, malheureusement absents, pour combler le fan !

HW - Map HW - Adventure

La carte dans son ensemble puis en détail.

Pour ne rien oublier sur ce mode Aventure, sachez que l’on peut y croiser de temps à autre, grâce à Miiverse, les Link de ses amis avec qui on peut faire équipe ou que l’on peut avoir à affronter dans des missions spéciales. Pour peu que notre ami ait un bien meilleur niveau, ça peut vite virer à la débandade…
Cette fonctionnalité est la seule online car le jeu en réseau n’est étrangement pas permis…
En contrepartie, tous les modes de jeu sont jouables à 2 joueurs sur une même console avec en plus le confort non négligeable d’avoir chacun son propre écran (l’un sur le GamePad, l’autre sur la TV) et son(sa) poto/copine(ain)/coloc relou/chien à côté de soi car vous le voyez tout aussi bien que moi aux DS in Paris: en local, c’est bien plus marrant et pratique pour foutre des claques à son voisin !
Le multijoueur est vraiment bienvenu tant il est pratique pour venir à bout de missions ardues ou faire monter rapidement ses personnages en niveau, au point de rendre parfois le jeu trop facile.

Contre lui, mieux vaut être 2 !
Contre lui, mieux vaut être 2 !

Enfin, facile pour nos mimines qui n’auront pas à appuyer frénétiquement sur la manette mais beaucoup plus dur pour nos yeux car si le jeu n’est déjà pas d’une beauté époustouflante en solo ni irréprochable techniquement, les troupes adverses se contentant généralement d’avancer tel des lemmings et les alliées de nous regarder bosser, cela se retrouve encore plus marqué à 2 joueurs avec un aliasing prononcé (textures en escalier), des ralentissement fréquents malgré un nombre d’ennemis affichés diminué et un clipping systématique (textures et personnages qui apparaissent au dernier moment).
Le prix à payer pour un tel capharnaüm sans doute, il n’empêche que selon moi la Wii U aurait pu faire mieux

HW - Good Cya HW - Evil Cya

La sorcière bienveillante devenue maléfique, changerez-vous cela ?

Allez, avant de conclure parlons d’un sujet qui fâche: les DLC !
Si les 2 premiers sont gratuits et donnent accès à un nouveau mode de jeu (le mode Défi) garni d’une seule et bien pauvre mission ainsi qu’à 3 nouveaux personnages jouables, ce n’est pas le cas des 4 suivants qui arrivent par ordre de bataille au rythme d’un par mois et ce seulement quelques semaines après la sortie du jeu au prix de 7€ l’unité ou 15€ le pack.
Outre des missions supplémentaires, ces DLC débloqueront de nouvelles tenues et personnages ainsi que de nouvelles armes et un mode de difficulté supérieur pour le mode Aventure.
Heureusement que le jeu de base est déjà bien rempli car l’idée d’acheter son jeu par morceaux ne m’enchante guère, surtout chez Nintendo qui n’était pas coutumier du fait jusqu’à récemment. Enfin, c’est ce que je dis jusqu’à mon prochain retournement de veste…

Epona la jument est un DLC, ça c'est vache !
Epona la jument est un DLC, ça c’est vache !

Au final, tout est dans la démesure dans ce jeu: les missions, les personnages jouables (16 aujourd’hui), les armes, les matériaux à récupérer, l’expérience pour le côté RPG, le nombre d’ennemis vaincus à la minute à la seconde, vous allez en bouffer du Zelda, pendant des heures et des heures, jusqu’à voir le bout de l’assiette ou n’en plus pouvoir !
Car votre capacité d’ingurgitation variera certainement en fonction de votre appréciation d’une série ou de l’autre, et si vous êtes fan à la fois de Zelda et de Dynasty Warriors alors c’est le jackpot.
En tout cas si vous aviez une hésitation, foncez vous plonger dans ce titre fan service au contenu gigantesque, en attendant j’y retourne, j’ai un royaume à sauver, bisous !

Une réflexion au sujet de « Hyrule Warriors »

  1. Hyrule Warriors est un des meilleurs titres que j’ai découverts sur Wii U. De plus, c’était pour moi une obligation d’y jouer étant donné que je suis fan de Zelda. Les différents modes de jeu sont tous vraiment intéressants.

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